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Tout est noir, tout est douleur, tout est tristesse. Jamais, se dit-elle, elle n'était descendu aussi bas! Sans doute avait-t-elle oublié les autres mauvais trips. Laisse aller, c'est une valse, ça va passer...Partant du principe que tout est mouvement, elle se dit:" soit, ça empire, soit ça passe".  Alors, respirer, se détendre, ne plus penser, laisser son corps se séparer de ses idées obscures, c'est la seule chose qu'elle trouva à faire, aller dans le creux entre corps et psyché et voir si ça noircissait un peu plus. Étonnamment, ce vide interstitiel ne demandait rien, ne disait rien, n'exigeait rien d'elle. Après un moment d'étonnement, elle trouva en cet endroit un espace neutre, presqu'inexistant, mais quand même ! Se fixant sur cet espace, elle n'entendit rien que le silence. Puis, petit à petit, elle vit une petite lueur qui, prenant de l'intensité, l'aveugla. Elle n'avait plus que cette lumière crue, qui l'entraîna et lui fit oublier corps et pensées parasites. Rester dans cette lumière, dans cet éclat, c'est tout ce qu'elle essaya d'attraper ! Et, petit à petit, sa respiration redevint souple, sa pensée s'aéra et elle se dit qu'il y avait un endroit où elle pourrait à chaque fois se réfugier lorsque tout irait mal.        

Véronique M.                       

Tag(s) : #Véronique M., #Textes de l'atelier, #Textes de participants, #lumière

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